Pierre LARROUTUROU est né en 1964 à Périgueux. Il est marié et père de deux enfants.

Ingénieur agronome et diplômé de Sciences-Po Paris, il a travaillé pendant 11 ans dans un cabinet de conseil en stratégie, Arthur Andersen devenu Accenture. Il a participé à de nombreuses missions d’organisation et de conduite du changement dans tous les secteurs d’activité, privé et public confondus.

Ces 11 années chez Andersen sont interrompues par une année sabbatique prise de septembre 1992 à septembre 1993, pour se mettre bénévolement au service de l’association ATD Quart Monde (association de lutte contre l’exclusion). En septembre 1993, au retour de son année sabbatique, Pierre lance le débat sur la semaine de 4 jours pour lutter contre le chômage.

En 2003, avec Michel ROCARD et Stéphane HESSEL, il rédige un Traité de l’Europe sociale pour compléter les 5 critères de Maastricht (déficit, dette, inflation,…) avec 5 critères de convergence sociale (chômage, pauvreté, éducation, logement, aide au développement…). Il a le soutien de 400 personnalités (de Jacques DELORS à José BOVÉ en passant par Bronislaw GEREMEK). Il est reçu par Romano PRODI, Président de la Commission européenne, qui soutient l’initiative et demande à Valéry GISCARD d’ESTAING d’intégrer le Traité de l’Europe sociale dans la nouvelle Constitution européenne. Hélas, GISCARD refuse de peur des réactions du Royaume Uni.

En 2008, le journal Marianne le présente comme l’un des 5 économistes qui avaient annoncé la crise financière.  En 2005, Pierre LARROUTUROU avait fait une grève de la faim et publié des tribunes pour alerter les dirigeants et les médias sur les déséquilibres économiques colossaux qui se creusaient, avec un zoom sur l’endettement des USA et de l’ensemble des pays occidentaux.  

En 2012, avec Michel ROCARD, Stéphane HESSEL, Edgar MORIN, Cynthia FLEURY, Dominique MEDA et Curtis ROOSEVELT (le petit-fils de F.D. ROOSEVELT), Pierre crée le collectif ROOSEVELT 2012 qui propose 15 réformes pour un New Deal européen.

Fin 2013, constatant que le PS au pouvoir est incapable de reprendre les solutions qu’ils avancent, ils créent un nouveau mouvement politique, Nouvelle Donne. En 2014, Nouvelle Donne rassemblera un peu plus de 550.000 voix aux élections européennes. 

En décembre 2017, avec le climatologue Jean JOUZEL, vice-président du GIEC quand le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a reçu le Prix Nobel de la Paix, il lance une initiative européenne pour obtenir un Pacte européen finançant la lutte contre le dérèglement climatique en Europe, en Afrique et sur tout le pourtour de la Méditerranée.

En novembre 2018, il est choisi pour être l’un des 12 membres du Haut Conseil pour le Climat créé par Emmanuel Macron. 

En mai 2019, il est élu député européen. Il siège dans le Groupe des Socialistes et des Démocrates. Il est membre de la Commission des Budgets et de la Commission des affaires sociales.

En décembre 2019, il reçoit un blâme du bureau du Parlement car il y a fait entrer une trentaine de jeunes activistes pour le climat qui ont bruyamment rappelé l’urgence qu’il y a à agir.

En décembre 2019 aussi, il est nommé Rapporteur général du Budget. Chaque année, le Parlement confie à un-e député-e la responsabilité de négocier le prochain budget avec le Conseil et la Commission. 

En juin 2020, il est à l’origine de l’Appel des 700 « 3 solutions pour le climat et l’emploi ». 

En octobre 2020, le Parlement vote sa proposition de Budget. C’est la première fois qu’un projet de Budget a le soutien de 5 groupes politiques différents.

En novembre 2020, le Parlement doit voter le rapport SEIP sur le financement du Green deal (Pacte Climat) dont Pierre est shadow-rapporteur. Ce texte rappelle que, pour gagner la bataille du Climat, il faut trouver chaque année quelques 600 milliards d’euros (privé et public confondus), ce qui suppose de stopper les investissements fossiles, de réorienter l’action de la BCE et de la Banque européenne d’Investissement (pour en faire une vraie Banque du Climat) et de dégager des moyens nouveaux pour aider chaque famille, chaque PME, chaque collectivité pour financer des travaux d’isolation, investir dans les transports en commun et les énergies renouvelables, transformer notre modèle agricole.      

Le 23 juillet 2020, dans l’hémicycle, devant la Présidente de la Commission européenne et les représentants du Gouvernement allemand, Pierre Larrouturou exprime clairement ses priorités : « Je suis Rapporteur général du Budget mais, en conscience, je ne pourrai pas voter le prochain budget si nous n’avons pas chaque année 50 milliards de plus pour la santé, le climat et l’emploi grâce à la Taxe sur les Transactions Financières. » 

Mercredi 28 octobre, il entre en grève de la faim pour mettre pression sur le Conseil européen dans le but que les chefs d’Etat et de gouvernement accepte enfin l’introduction d’une Taxe sur les Transactions Financières intégrale qui permettrait d’abreuver le budget européen avec plus de 50 milliards d’euros par an « pour la Santé, le Climat et l’Emploi » en taxant la spéculation.